Origine du nom Plouasne et de son Blason

Le saviez vous ?
Plouasne prendrait ses origines du breton plou, signifiant paroisse, et d’Anna, la mère des dieux dans la mythologie celte.
Le Blason de la commune correspond aux armes de la famille de Coëtquen du Vauruffier.

Le chêne Sainte Barbe

Ce chêne vit sur le talus du champ de La Noë au village de Launay Hellon. Cet arbre remarquable a donné son nom à la pièce de terre sur le cadastre ancien de Plouasne établi en 1834.

D’une circonférence approximative de 5,30m, son tronc a subi les attaques de la foudre mais chaque printemps, une frondaison apporte l’espoir qu’il vivra encore bien longtemps.

En 1993, il abritait encore entre ses branches, dans une niche, la statue de Sainte Barbe. Elle lui fut soustraite pour être restaurée. Ayant retrouvé ses couleurs originelles, sa protection imposa son transfert dans l’église mais notre chêne, de tradition celte, garde toujours sa sacralisation. D’une hauteur totale de 29cm, sa base est de 12cm sur 6cm, la face de la statue représentant la sainte est de 6 cm. Pour les beaux-arts, sa datation la fait remonter au XVème ou XVIème siècle. Depuis très longtemps, les habitants du village l’invoque par ces mots :

« Sainte-Barbe, Sainte-Claire Protégez-nous de la foudre et du tonnerre. »

Sainte-Barbe, nous dit Yves Castel, est un personnage mythique dont le culte n’est plus officiellement célébré depuis 1969 (Vatican II). Elle était la patronne de tous ceux qui pouvaient craindre le feu du ciel ou de la terre ; plus récent : artilleurs, mineurs, carriers, pompiers. La légende raconte que cette Sainte naquit au IIIème siècle à Nicomédie, port de la mer de Marmara. Son père, satrape du nom de Dioscore la fit enfermer dans une tour pour la soustraire aux regards humains. Elle se convertit au christianisme ; son père l’apprenant tente de la tuer. Elle s’enfuite, se cache dans la montagne. Découverte, arrêtée, jugée, condamnée, elle est torturée. Son père l’exécutera lui-même en la décapitant.

Le chêne, arbre symbole du Düs Pater (Dieu le Père) gaulois nommé Toutatis ou Tatates. Il est aussi représenté par le dieu orage (nuées, foudre, tonnerre) Taranis, dont les autres symboles sont la roue, la rouelle, la harpe, l’esse S et l’éclair.

Ce chêne Sainte-Barbe de Launay Hellon en Plouasne, symbole païen a été christinanisé par son contraire : Dieu mâle…. Sainte ; Dieu de la foudre… Sainte protégeant de la foudre.

«  Nous avons là, dit Yves Castel, l’un des modèles de christianisation d’un lieu de culte païen, comme les dolmens, menhirs, fontaines, etc… mais la sacralisation du chêne est toujours existante quelque soit la religion. »

Les coordonnées GPS du chêne :
 48°17’30.42N
 1°59’39.73W

Cascade de l’étang de Néal

La cascade de l’étang de néal est le résultat d’une première très ancienne retenue d’eau sur le cours de la rivière « Le Néal ». La cascade vers la fin de l’été retrouve une partie de la hauteur qu’elle avait avant la construction du barrage hydroélectrique comme pouvez vous en rendre compte sur les photographies ci-jointes.

Coordonnée GPS de la cascade :
 48°17’58.51N
 2°03’13.28W

Les anciennes cartes postales, reproduites sur ce site font partie de la collection Privée de M. Geslin. Contactez la Mairie pour plus d’informations

La Gare et la Voie Verte à Plouasne

Un site et un circuit attractif

Le tourisme et divers groupes sont sensibles à la qualité, la tranquilité et la facilité qu’offre la voie verte qui, en partant du site de l’ancienne gare de Plouasne permet de rejoindre d’un côté Le Quiou et de l’autre Médréac.

Ce point central avec des tables à disposition et des jeux pour les enfants est un lieu de détente et de récupération pour tous.

Ci-joint, un groupe de Vitré et Chateaubourg a récemment découvert et apprécié cet espace.

Église de Plouasne

L’historique

Du fait de sa vétusté et de la faible capacité de l’anciennes église (1432) pour la population de l’époque, l’idée de construire une nouvelle église sur le même emplacement était lancée dès 1847 et aboutira en 1867 avec ouverture d’une souscription. Mais ce n’est qu’au début de 1872 que le gros œuvre fut terminé. Le 25 décembre de cette même année, la première messe y fut célébrée, mettant fin à l’utilisation provisoire pendant quatre ans d’une église en bois édifiée à proximité. L’évêque consacrait l’église le 5 octobre 1876. Les travaux d’ameublement eurent lieu après 1880.

L’intérieur

Les très beaux vitraux placés à l’automne 1872.

Afin de faire place à la dépense importante pour les vitraux, il avait été fait appel à de généreux donateurs pouvant faire représenter le Saint ou la Saint de leur choix. Presque toutes les verrières basses ont fait l’objet de dons et portent le nom des donateurs.

Des verrières basses et hautes en vitrail permettent un éclairage chaud et lumineux de l’édifice. Les vingt verrières basses, d’une surface d’environ 100 mètres carrés, présentent un très grand intérêt par les évènements religieux représentés et par les couleurs utilisées, davantage mises en valeur les jours ensoleillés.

Généralités

C’est un œuvre grandiose, digne d’une grande paroisse : église de style néogothique, longue de 45m et haute de 12m sous voûte, composée de trois nefs d’une largeur totale de 16,40m, de transepts ou bras de croix et d’un chœur terminé par un demi-décagone, dont la couverture a une surface de 1082m2. L’espace réservé aux fidèles (565m2) peut contenir 1700 personnes (les règles de construction de l’époque prévoyaient 3 personnes en position début par m2)

La chaire, véritable chef-d’œuvre

Quatre statues en chêne (Moise, Isaie, David et Jérémie) constituent le soubassement. Au-dessus se trouvent les attributs des quatres évangélistes (l’homme, l’aigle, le lion et le boeuf), les armoiries du pape Léon XIII et celles de l’évêque de l’époque. Les panneaux de la chaire représentent Jésus enseignant au milieu des docteurs, l’atelier de Nazareth, Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Victor.

Sous le porche de la tour une très vieille statue en pierre, mutilée pendant la Révolution, demeurant une énigme : Saint-Jacques ou Saint-Brieux (premier patron de la paroisse). Les trois confessionnaux ouvragés.

L’extérieur

  • La tour surmontée d’une flèche en pierre de taille, est flanquée de deux annexes dont l’une contient l’escalier d’accès à la tribune.
  • Le pied de la croix située sur le sommet de la flèche s’élève à 40,50m.
  • Le cadran est installé dans la rosace de la fenêtre de la tribune sur la façade.
  • Au dessus du porche, sculptés dans le tuffeau, figurent les Saints Patrons de la paroisse (Saint Jacques et Saint-Philippe) entourant le Seigneur.
  • Les cloches seront bénites le 11 août 1874 : deux nouvelles et la grosse de la vieille église.

Un peu de lecture

Plouasne, histoire et vie quotidienne

Ce livre peut également être consulté ou emprunté à la Bibliothèque Municipal.
ISBN 2-904237-83.2

Les trente adhérents de l’association : ” La vie à Plouasne avant 1950 ” qui ont contribué à l’élaboration de ce livre, sont tous nés avec cette date.
Après un bref rappel historique se rapportant à Plouasne, de ses origines à nos jours, et, la description de son patrimoine architectural par deux historiens de la commune, les membres de l’association ont réalisé le travail le plus exhaustif possible de ce qui constituait la vie à Plouasne a milieu du XXe siècle, dans le bourg et en campagne.
Ils ont passé en revue, en décrivant dans les moindres détails, tous les aspects de la vie plouasnaise à cette époque.
Ces récits nous entraînent avec nostalgie peut-être, bonne humeur sûrement, sur les chemins du patrimoine culturel d’une époque à tout jamais révolue mais qu’ils ont aimée.
Tous ceux qui, à un moment de leur existence, ont connu Plouasne, prendront plaisir à découvrir l’histoire et l’évolution de cette commune. Ils y retrouveront, au travers de tous les récits qui sont faits, des pages de leur vie.
Ceux qui ne connaissent pas Plouasne mais qui y ont eu des ancêtres pourront retrouver leurs racines.
Enfin, sans distinction d’origine, ce livre intéressera tous les amateurs d’histoire locale et de vie quotidienne dans une commune rurale de Haute Bretagne avant les années 1950-1960.

Le Patrimoine des Communes du Pays Sud de Dinan

Vous trouverez dans cet ouvrage quelques pages décrivant une partie du patrimoine de notre commune.
Il est consultable à la Bibliothèque Municipale.
ISBN 2-84234-061-2.